Audos lève 11.5 millions de dollars pour créer des « licornes individuelles » avec l'IA

Sam Altman et son cercle de PDG du secteur technologique auraient parié sur la date d'apparition de la première « licorne à une seule personne ». Si l'idée paraissait impensable sans l'IA, ces entreprises émergent déjà. Henrik Werdelin, par l'intermédiaire de sa nouvelle société basée à New York, Audios, se positionne pour les aider à atteindre ce statut.

Werdelin, qui a passé les 15 dernières années à aider à construire de grandes marques telles que Écorce à travers son startup studio Pré-battage médiatique, parie que l'IA peut étendre ce processus de « dizaines » de startups par an à « centaines de milliers » d'aspirants entrepreneurs.

La mission : démocratiser l'entrepreneuriat grâce à l'IA

Le moment semble idéal. Les licenciements massifs et l'émergence d'outils d'IA performants ont considérablement facilité la création de produits numériques. Audos se positionne précisément à cette croisée des chemins, promettant d'aider les entrepreneurs de tous les jours à bâtir des entreprises d'IA valant plusieurs millions de dollars, sans exiger de compétences techniques.

L'idée pour Audos est de fournir les outils d'IA nécessaires pour créer des produits sophistiqués en langage naturel, tout en exploitant les algorithmes des réseaux sociaux pour trouver des clients de niche. Werdelin, cofondateur d'Audos avec son partenaire Prehype, Nicolas Thorne, utilise ce système pour tester rapidement si l'idée commerciale d'un fondateur présente des coûts d'acquisition de clients durables.

« Ce que nous essayons de faire, c’est de prendre toutes ces connaissances, toute la méthodologie que nous avons créée au fil des années en bâtissant de grandes entreprises, et d’essayer vraiment de la démocratiser. »
– Henrik Werdelin, co-fondateur d'Audos

Le modèle économique : le partage des revenus plutôt que les capitaux propres

En échange de ses services, Audos opère selon un modèle différent de celui du capital-risque traditionnel. La société a clôturé un tour de table d'amorçage de 11,5 millions de dollars, mené par Vrai Ventures, avec la participation de Entreprises hors ligne, Bungalow Capital et des investisseurs providentiels tels que Niklas Zennström et Mario Schlosser.

Le modèle Audos « Donkeycorns »

15 % Part des revenus qu'Audos prélève auprès des entreprises qu'elle lance.
$25,000 Financement que les fondateurs obtiennent pour démarrer.

Source : Données publiques

Audos, au lieu de prendre une participation au capital, perçoit 15 % des revenus à durée indéterminée, un modèle similaire aux commissions de la plateforme App Store d'Apple. « Nous ne prenons aucune participation dans leur entreprise », explique Werdelin, « car nous ne pensons pas que ces sociétés seront vendues. Ce qui nous inspire vraiment, ce sont les commerces familiaux qui constituent le pilier de notre société. »

Les « Donkeycorns » et l'avenir de l'entrepreneuriat

Cette approche semble porter ses fruits. Audos a contribué au lancement de centaines de petites entreprises, que Werdelin surnomme « Donkeycorns ». Parmi celles-ci, on trouve un mécanicien qui aide à évaluer les devis de réparation, des services de « logistique funéraire », des coachs de golf virtuels et des nutritionnistes basés sur l'IA.

Tony ConradWerdelin, associé chez True Ventures, établit un parallèle avec la vente d'Instagram pour un milliard de dollars alors qu'elle ne comptait que 13 employés, ce qui laisse penser que l'IA permettra un effet de levier encore plus important. Comme l'explique Werdelin : « Ce que nous recherchons, ce sont ces millions de personnes capables de créer des entreprises révolutionnaires, valorisées à un million ou un demi-million de dollars. »

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